Contre Amiral Maurice-Raymond de Brossard du Bourg

Éditeur : FRANCE EMPIRE, 1978

Lapérouse n’est inconnu de personnes ; le drame final de sa carrière a provoqué l’émotion des Sociétés Savantes de France alors que les passions, les “Idées nouvelles” , eussent faire oublier le navigateur disparu aux antipodes de Paris.

La certitude de sa perte eut une portée internationale. La recherche de son expédition dans la Grande Mer du Sud préoccupa tous les marins, jusqu’à ce qu’un capitaine anglais, Peter Dillon, découvrît en 1826, les débris d’une de ses frégates dans l’île de Vanikoro où l’année suivante, Dumont d’Urville identifiait l’épave sur le récif : il s’agissait de l’Astrobale, second navire de l’expédition.

Le mystère devenait profondément  romantique. Le sort du manquant, celui précisément du chef de la division, le Boussole, provoquait des supputations les plus extravagantes. Des romans, des pièces de théâtre , basés sur des récits fantaisistes entretenaient et exploitaient le hâlo de sentimentalité populaire qui entourait le nom de Lapérouse, sans égard à la douleur des familles en deuil.

Puis vient le temps de l’apaisement, avec l’habitude un mystère dramatique accepté.

Lapérouse était perdu ; aucun survivant n’avait été et ne pourrait être retrouvé, malgré la multiplicité des voyages autour du monde. Lapérouse est installé dans la mémoire collective des peuples et la pensée des savants, par la vertu d’une dizaine de lignes d’imprimerie fine. C’était l’accession officielles à l’Histoire.

A propos de l’auteur

Maurice-Raymond de Brossard du Bourg est un officier de marine, historien et peintre français. Brossard laisse de nombreuses études historiques.

Chef du Service historique de la marine (1963), il participe en 1964 à une mission de recherche des restes de Jean-François de La Pérouse à Vanikoro. Nommé contre-amiral en mars 1965, il prend sa retraite en 1967.

Il reçoit de l’Académie française, en 1975, le Prix Broquette-Gonin de littérature pour son Histoire maritime du monde puis le Prix Albéric-Rocheron 1979 pour son ouvrage Lapérouse : des combats à la découverte.

Il est aussi à l’origine, en 1985, de la publication des journaux et récits de voyage de Lapérouse dans lesquels il n’hésite pas à critiquer la faiblesse des moyens matériels alloués : « Avec un bateau de plus, avec un bateau en meilleur état, les résultats n’auraient pas demandé la tension et les risques supportés pendant toute leur carrière par des Lapérouse. »

Grand largue bâbord amure. Signaux du code de Morogues établi pour l’escadre du maréchal de Conflans. De l’avant à l’arrière du vaisseau : le pavillon de beaupré; au bâton de petit perroquet (misaine) pavillon de combat; au bâton de grand mât, pavillon blanc du commandant de l’armée et de la première division; à l’artimon ordre de virer par la contre-marche; à poupe la grande enseigne.